Pour la préservation des acquis sociaux de TOUS, le cheminot est d'utilité publique !

Publié le par Syndicat FiRST

L'union fait la force !

 

 

Nous avons été dénigrés !

Non Monsieur Pepy ! « SNCF Bashing » et « Cheminots Bashing » ne sont pas essentiellement le fait des réseaux sociaux. Les cheminots ont l’habitude de voir refleurir la « prime de charbon » et de la « prime pour absence de prime » avant chaque conflit... Etre qualifiés de privilégiés, de nantis, ils en ont l’habitude ! L’attaque frontale, la vraie, est bien le fait du Gouvernement qui attribue les surcoûts d’un système délibérément désorganisé, privé des moyens financiers et des effectifs indispensables à son fonctionnement, au Statut des Cheminots. Le Premier ministre d’abord, suivi par le Ministre de la « trahison écologique » n’ont pas cessé de nous dénigrer à la télé et ailleurs, pas sur les réseaux sociaux !

13 mars : "La SNCF n’assure plus les services que l’on avait l’habitude de recevoir ... c’est insupportable pour le quotidien des Français". Nicolas Hulot.

 

Notre combat est légitime !

 

Les cheminots n’ont rien volé à personne. Tout comme d’autres salariés, ils ont choisi un emploi avec ses avantages et ses inconvénients. Tout comme les autres salariés, ils ont hérité de droits sociaux issus de négociations, voire de combats sociaux menés par le passé. Au nom de quels principes devraient-ils accepter la régression sociale que le Gouvernement veut leur imposer ? Au nom du progrès ? De la mode ? D’une « équité » synonyme de nivellement vers le bas ? D’une dictature libérale imposée par l’Europe et encouragée par la France ? En vertu de quoi devraient-ils se résigner à accepter la disparition du réseau capillaire, dont le Gouvernement transfère la responsabilité aux régions ? Pourquoi devraient-ils accepter d'être externalisés comme une marchandise vers des opérateurs privés, alors  que le transfert de leurs droits y est matériellement impossible ? Toute l’approche gouvernementale repose sur une fuite en avant : "vous êtes trop chers, il faut rogner vos acquis"… Les rogner jusqu’où ? Jusqu’à accepter d’être rémunérés à 400 ou 700 euros mensuels, SMIC pratiqué dans certains pays européens dont les chauffeurs routiers transportent désormais les marchandises abandonnées par Fret SNCF ?

 

Nous somme unis !

 

Le « Tous Ensemble » de 1995 appartient peut-être au passé. L’unité syndicale n’existe plus à la SNCF depuis plus de 10 années… Malgré les risques que la réforme fait porter à la SNCF et à son personnel, les principaux syndicats privilégient la division au rassemblement. A ce jour, il faut clairement s’attendre à ce que les deux syndicats d’accompagnement quittent rapidement le navire. L’étonnant est plutôt qu’ils soient montés à bord en début de conflit ! ET ALORS !!! ????

Sur le terrain, les cheminots sont unis et déterminés. Eux seuls détiennent la clé de l’issue de ce conflit. Et contrairement à ce qu’affirment certains, ils tiennent bon ! C’est cette union qui fait leur force, le reste est sans importance !

 

Ils voulaient nous diviser, nous sommes en train de nous rassembler !

 

Les cheminots ne sont plus seuls. A l’initiative de plusieurs intellectuels, une cagnotte a été créée pour soutenir les grévistes. Si la question des modalités de redistribution des sommes versées posera forcément question le jour venu, il n’en reste pas moins que l’idée part d’un sentiment aussi bon qu’inattendu.

D’autres salariés se sont joints à des manifestations de cheminots. A Paris, Bordeaux et Lille, des agents hospitaliers des enseignants et des salariés d'Air France ont renforcé les rangs, accompagnés d’étudiants en colère. La victoire passe aussi par là. Chacun défend sans doute ses propres revendications, mais nous sommes tous victimes d’un même Gouvernement anti-social qui souhaite réformer à tous bras, dans tous les sens, sauf dans le bon !

 

L’opinion publique évolue !

 

Certains médias n'ont pas toujours été du côté des cheminots, loin s’en faut. Pour autant, il faut reconnaître que, jour après jour, ils nuancent la parole du Gouvernement et remettent de plus en plus souvent en cause la pertinence des affirmations des Ministres. Certains s’interdisent de manier la langue de bois lors des interviewes. Ils les poussent dans les derniers retranchements au sujet du régime spécial, soi-disant non-impacté par la réforme mais remis en cause dès 2019, au sujet de la dette, pour laquelle le Gouvernement se contente d’affirmer qu’il « prendra ses responsabilités »…

Les témoignages des cheminots contribuent aussi à démystifier les « privilèges » dont certains les affublent. Les Français commencent à comprendre que le Gouvernement leur ment et que si le dernier bastion social venait à disparaître, ils figureraient au rang des prochaines victimes de reculs sociaux. La bataille se gagnera avant tout sur le champ de la communication. N’hésitons pas, à la mener, chacun à son niveau.

 

Pour la préservation des acquis sociaux de tous, le cheminot est d’utilité publique, préservez-le, défendez-le, soutenez le !

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