La "convergence des luttes"... vraiment ?

Publié le par Syndicat FiRST

 

Selon les estimations, le nombre de manifestants présents hier à Paris oscillait entre 11 500 et 50 000. Un seul syndicat appelait à cette action qui rassembla des gens de tous les horizons. Cheminots, bien sûr, mais aussi étudiants, personnels de santé ou des Ehpad, Education Nationale, agents de la RATP et d’EDF, agents du public et du privé… Tous se sont réunis pour combattre une cause juste : la préservation du modèle social français. Chacun a bien mesuré, au vu des attaques menées contre la SNCF et son personnel, les risques qui pesaient à terme sur l’ensemble des citoyens français.

 

Chacun ? Pas vraiment. Dans ses propos comme dans ses actes, FiRST a toujours plaidé pour un rassemblement des forces notamment face aux menaces les plus graves. Et il faut remonter loin dans le temps pour trouver des remises en cause aussi indignes et aussi massives des droits acquis. Pour autant, ni l’union, ni l’unité maintes fois affichées ne sont au rendez-vous. Les puissantes confédérations campent chacune sur leurs positions. Qu’elles soient réformistes, accompagnantes ou révolutionnaires, aucune ne semble souhaiter vouloir surmonter ses spécificités malgré les dangers.

 

A la SNCF, la politique d’exclusion syndicale a pris le dessus depuis 10 ans. Malgré le tsunami social qui guette les cheminots, elle demeure prioritaire sur la défense des salariés… Sauf, quelques rares fois où le bon sens l’emporte sur le terrain. Au niveau national, chaque structure prend une décision dans son coin. Ni réflexion, ne décision collective ! Pire, même, des dirigeants affichent avec satisfaction leurs différences, au lieu de chercher à conjuguer leurs forces face à aux menaces sans précédent qui pèsent sur leur mandants. Les patrons, eux, savent s’associer lorsqu’il s’agit de défendre leurs intérêts !

 

A son échelle, FiRST ne peut que déplorer cet état de fait et répéter inlassablement que l’union, voire la « convergence des luttes », n’est pas hors de portée. Elle sera le fait de salariés, des citoyens, des habitants de ce pays. Eux sauront surmonter leurs divergences pour défendre leur avenir. Pour sa part, FiRST et ses militants sont dans l’action, aux côtés des cheminots, depuis le 2 avril au soir. Associée ou pas aux actions organisées par d'autres, FiRST a toujours pris ses responsabilités avec pour première priorité, la défense de l’intérêt des salariés… et du modèle social français !

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