Ordonnances : ne pas viser à côté de la cible !

Publié le par Syndicat FiRST

 

FiRST a très tôt dénoncé la stratégie mise en oeuvre par le Gouvernement pour ruiner le chemin de fer et les acquis sociaux des cheminots : exclusion de la SNCF des débats sur l’avenir des mobilités, travaux sur l’avenir des infrastructures confiés à un ex-député sinistrement connu pour avoir ruiné les Intercités, appel à un ancien PDG d’Air France pour présider à l’avenir de l’Entreprise. Nous avons rapidement analysé la tournure néfaste que pourraient prendre les événements. Les propos tenus récemment par le Président Macron au sujet du régime spécial nous donnent raison.

 

Dernière attaque en date, la volonté du Gouvernement de faire vite et mal en ajoutant encore une touche à la précipitation et à la provocation : le recours aux ordonnances. Cette annonce a fait l’effet d’une bombe dans le monde cheminot. Des voix se sont immédiatement élevées contre l’initiative, certains menaçant même le Gouvernement d’un conflit majeur. FiRST, par sa part, n’a pas attendu cette annonce pour appeler les cheminots à  participer, ensemble, à l’action programmée le 22 mars.

 

Pour FiRST, l’importance n’est pas la forme, mais le fond de la problématique. Il ne s’agit pas de lutter contre une méthode, mais contre un projet dévastateur pour l’avenir du rail français et les acquis des cheminots. A trop vouloir s’opposer à un hypothétique passage en force, bien condamnable en soi, certains risquent d’être exaucés au delà de leurs attentes. Que feront-ils si le Gouvernement accepte généreusement d’accéder à leur demande ?

 

L’Assemblée Nationale voterait la loi d’une seule main, et sans réel débat. De leurs côtés, certains Sénateurs non-Marcheurs ont même souhaité être en mesure de s'exprimer, pour pouvoir appuyer le Gouvernement. Ordonnances ou pas, la loi passera si une forte mobilisation des cheminots, des autres salariés et des usagers, n’est pas au rendez-vous. Si le recours aux ordonnances semble réunir contre elle les syndicats, un recul sur ce point briser  cette convergence et offrir à certains la porte de sortie qu’ils attendent. Au détriment d'une union indispensable pour faire la force.

 

FiRST plaide résolument pour l’union syndicale et regrette qu’elle n’ait pu se réaliser depuis une décennie, même face à l’ampleur des risques que courent les cheminots. Pour autant, FiRST a toujours pris ses responsabilités. Pour nous, ce n’est pas la forme, mais le fond qui est important : les orientations du Gouvernement constituent une attaque sans précédent contre la SNCF et ses cheminots. Ce sont elles qui doivent être combattues en priorité absolue. Perdre de vue cet objectif majeur serait dangereux.

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B
L'avenir du ferroviaire et des cheminots est entre vos mains ,tenez bon , ne lâchez rien ! ! !
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