L'annonce de la mise à mort de la SNCF (re)programmée cette semaine

Publié le par Syndicat FiRST

 

 

Il aurait dû être présenté début, puis fin janvier. Et puis, officiellement pour ne pas parasiter la sortie du très inquiétant rapport Duron, la publication du texte de Spinetta a finalement été décalée à cette semaine. La date exacte de parution n'est pas connue à ce jour.

 

FiRST figurait parmi les premières organisations syndicales à tirer le signal d’alarme suite à la convergence de nombreux éléments menaçant l’intégrité même de la SNCF et les acquis sociaux de son personnel. Les propos d’Emmanuel Macron, tenus en juillet 2017, engagèrent le plus grand doute sur l’avenir de l’organisation du travail à la SNCF, le Statut en général, et l’avenir du régime spécial de retraite, déjà dans le collimateur de son programme électoral. Le discours introductif d’Elisabeth Borne, aux Assises Nationales de la Mobilités, fixaient les principales orientations gouvernementales avant même que ne se tiennent les premiers groupes de travail. Pour les connaître, il suffit d’y remplacer les interrogations par des affirmations… Tandis que le récent rapport Duron tend à sceller l’avenir de petites et moyennes lignes TER.

 

Dans ce contexte, le scoop, ce serait que Spinetta n’annonce pas la nécessité de réformer l’organisation du travail à la SNCF, qu’il déclare que le calendrier d’alignement du régime spécial des cheminots sur le régime général (âges d’ouverture des droits) élaboré sous Sarkozy sera respecté et non accéléré, que l’Etat désendettera SNCF sans contrepartie comme stipulé par la Réglementation Européenne, que les cheminots affectés aux TER en seront pas mutés d’office dans des entreprises privées ayant gagné les appels d’offre, que l’intégrité et le statut d’EPIC des composantes du groupe ferroviaire sera maintenu, que Gares et Connexions ne sera pas transformé en SA, que Fret SNCF ne sera pas filialisé en 2019 mais que la France plaidera pour un juste rééquilibrage des conditions de concurrence entre modes de transport… Et, qu’au final, le rapporteur recommande enfin au Gouvernement de donner à la SNCF les moyens des ambitions qu’il lui assigne et intime à son président l’ordre de renoncer aux calamiteux objectifs d’ « efficience » pour renouer avec de véritables objectifs d'efficacité du système ferroviaire français.

 

De telles annonces constitueraient effectivement un scoop. Car pour l’instant, c’est tout l’inverse qui se profile. FiRST attend la publication du rapport et espère vivement se tromper. A défaut, une mobilisation sans précédent sera nécessaire pour sauver les acquis et l’avenir de l'Entreprise. FiRST espère que si l’on devait en arriver là, les plus importantes organisations syndicales renonceront à pratiquer l’ostracisme syndical au profit d'une unité indispensable, et que les syndicats d’accompagnement prendront cette fois la mesure des enjeux. Qu'à minima, ces derniers ne parasiteront pas les actions menées.

Sur tous ces sujets, il est permis de rêver. Pour les cheminots, il est avant tout nécessaire de se réveiller avant que la situation ne tourne au cauchemar. FiRST prendra ses responsabilités !

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