Cheminot, tiens toi prêt !

Publié le par Syndicat FiRST

 

FiRST l'a annoncé de longue date : pour la SNCF et son personnel, 2018 risque d'être l'année des grands changements. Et rien ne laisse espérer que les évolutions soient positives, ni pour le rail, ni pour les cheminots !

 

Jean-Cyril Spinetta devrait restituer ses travaux d'ici quelques jours. L'ancien PDG d'Air-France KLM avait été missionné par le Gouvernement pour réfléchir à l'avenir du système ferroviaire français, aux conditions d'ouverture totale du réseau à la concurrence, à la gestion de la dette « de la SNCF » dont une grande partie relève de la responsabilité de l'Etat...

 

FiRST a vivement dénoncé les conditions de cette approche : des travaux menés dans la précipitation et dans l'opacité, par une petite équipe voire par un seul homme, excluant tout débat public. D'autant que le train, et la SNCF en particulier, ont été totalement et délibérément exclus des débats organisés par le Gouvernement sur les mobilités de demain (Assises Nationales de la Mobilité).

 

En juillet 2018, le Président de la République avait par sa part proposé un marché des plus scandaleux : une reprise de la dette infra réintégrée en 2014 au sein de la SNCF contre la suppression du Statut et du régime spécial des cheminots. Tous ces éléments mis bout à bout laissent entrevoir, telles les pièces d'un puzzle qui s'assemblent, les sinistres ambitions de nos décideurs politiques.

 

Et pour noircir encore un peu le tableau, ajoutons à cela les voix qui s'élèvent, réclamant la concurrence à cors et à cris, émanant indifféremment de Régions dans lesquelles la régularité des TER est la meilleure ou la pire... C'est bien connu, lorsque l'on veut tuer un service public, on commence par assécher ses ressources, le déposséder de ses moyens, et le reste se fait tout seul. Ou alors, il suffit d’idolâtrer le dogme de la concurrence.

 

La FNAUT a récemment invité FiRST à lui faire par de son analyse sur la dernière phase d'ouverture du réseau à la concurrence. A l'inverse d'autres syndicats, qui se contentent parfois de déclarer qu'ils sont contre, FiRST a pointé du doigt exemples à l'appui les risques liés à la privatisation et a invité à promouvoir la mise en place indicateurs globaux et fiables permettant de mesurer de manière objective les impacts des premières privatisations. Ce qui pourrait réserver des surprises, pas forcément au détriment de la SNCF. Souvenons-nous du fret !

 

Fidèle à ses habitudes, le syndicat majoritaire de la SNCF a programmé une journée de manifestation le 8 février sans concertation avec l'ensemble des syndicats de cheminots. FiRST regrette une nouvelle fois que, depuis un dizaine d'années, aucun mouvement unitaire n'ait pu rassembler les cheminots. Cette fois, l'ampleur des risques aurait pourtant exigé, a minima, une rencontre de toutes les fédérations. Certains en ont, une nouvelle fois, décidé autrement. Cela n'empêchera pas FiRST d'être aux côtés des cheminots le moment venu.

 

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