Agression d'une contrôleuse en Lorraine : trouver des solutions...

Publié le par Syndicat FiRST

 

Les faits se sont déroulés le 7 décembre. La Direction de L’ESV les résume ainsi : « Dans le train 88531 au départ de Luxembourg à 16h38 pour Nancy, un homme, doté d’une arme blanche, s’installe en cabine arrière de conduite du TER. Il attend notre collègue dans le noir, avant de la menacer violemment sans montrer son visage. Il l’oblige à descendre à Uckange en profanant des menaces à l’ensemble des ASCT et reste dans la cabine de conduite ».

 

FiRST exprime tout d’abord tout son soutien à la victime. Cette collègue a su garder son calme malgré l’émotion suscitée par cette agression lâche et odieuse. A savoir que le délinquant a fait descendre la contrôleuse à un point d’arrêt défavorablement connu. Une autre agression avait eu lieu à cet endroit en début d’année. Bien sûr, des forces de l’ordre, appuyées par la SUGE, ont été immédiatement déployées dans les TER et les gares encadrantes. Les ASCT ont pour leur part fait valoir leur droit de retrait.

 

FiRST constate et déplore la multiplication des incivilités et autres agressions dans les emprises ferroviaires. La SNCF n’est pas épargnée par les dérives de la société. Les contrôleurs restent déterminés à ce que les actes délictueux commis à leur encontre ne restent pas impunis. Leurs actions ont contribué à éviter la banalisation des agressions, à durcir les peines encourues par les délinquants, et à déclencher des opérations de grande envergure pour retrouver les coupables. FiRST les soutient sans réserve.

 

FiRST souligne cependant que la SNCF et son personnel ne peuvent à eux-seuls redresser toutes les dérives de la société. Pour FiRST, il est donc primordial, en cas d’agression :

  • Après avoir apporté à la victime toute l’aide nécessaire, de prendre dans l’urgence les mesures permettant de limiter les risques touchant le personnel mais aussi les Voyageurs.
  • Pour ce faire, de réunir ensemble les décideurs en mesure d’agir pour améliorer la sûreté (représentants de la SNCF, de la préfecture, des forces de l’ordre…), les représentants du personnel ASCT, et les représentants des usagers.

Les militants de FiRST avaient déjà proposé cette solution il y a une dizaine d’années, sans qu’elle ne soit suivie d’effet. Les mêmes errements se poursuivent aujourd’hui : le temps que chaque partie prenante se réunisse dans son coin, la sûreté n’évolue pas et les trains restent à quai…

 

Enfin, FiRST rappelle qu’en tant que grande entreprise, et de surcroit de service public, la SNCF a un rôle sociétal à jouer. En supprimant la présence humaine dans les gares et dans les trains, l’Entreprise contribue à l’effacement des repères et à la déliquescence de la société. Cette tendance doit être inversée au plus vite !

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