2100 suppressions de postes à la SNCF EN 2018 : un scandale !

Publié le par Syndicat FiRST

 

La SNCF, avec l’accord du Gouvernement, vient de programmer la suppression de près de 2100 emplois de cheminots en 2018. 2000 disparitions de postes par an, c’est grosso modo le rythme de croisière de l’Entreprise depuis des lustres, sauf que proportionnellement, ça fait de plus en plus année après année...alors que le fonctionnement interne et l'efficacité de l'entreprise ne cessent de se dégrader.

 

Une nouvelle fois, l'EPIC Mobilité fera l’essentiel des frais : 2046 emplois devraient y être supprimés. FiRST rappelle que cette même branche a déjà connu la disparition de près de 10 000 emplois au fret, malgré les incantations des politiciens sur le réchauffement climatique, la nécessité de promouvoir les transports moins polluants… Cette décision se révèle particulièrement paradoxale alors que l’information des clients, pourtant primordiale, est catastrophique lors de situations perturbées qui se multiplient. La SNCF a pris le parti de supprimer les guichets, les contrôleurs à bord des TER, de limiter les échanges humains à leur plus simple expression. Les cheminots à statut sont remplacés par des vigiles, des intérimaires habillés de gilets rouges, des emplois précaires qui ne connaissent rien au chemin de fer ! A priori, c'est moins cher, mais c'est aussi désastreux.

 

L’EPIC Réseau devrait bénéficier, pour sa part, d’une relative stabilité de ses effectifs. Un volume qui reste notoirement insuffisant face aux défis que représentent la maintenance et la régénération d'un réseau ferré à bout de souffle. FiRST dénonce les recours massifs à la sous-traitance et à la productivité à outrance qui ne constituent pas des solutions d’avenir viables. Le passé a maintes fois démontré que les « économies » réalisées via la mise en œuvre de telles orientations s’étaient finalement révélées très coûteuses !

 

Enfin FiRST constate que si le transport ferroviaire a été quasiment occulté des débats sur les mobilités de demain (lire ici), la SNCF n’a pas été oubliée par le Gouvernement lorsqu’il a été question de lui assigner de nouveaux objectifs d’économie… et de récession.

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