Journée de carence appliquée aux cheminots : FiRST refuse la triple peine

Publié le par Syndicat FiRST

 

Instaurée sous Sarkozy, annulée sous Hollande… et remise en place par Macron ! La journée de carence est de retour. Déjà en vigueur dans le privé, cette journée devait être étendue aux fonctionnaires. Elle sera finalement appliquée également à tous les bénéficiaires de régimes spéciaux, suite au vote d’un amendement déposé par une élue de LREM.

 

Pour ce qui concerne les cheminots à Statut, il est nécessaire de rappeler qu’un équivalent de journée de carence existe déjà dans l’entreprise. Le RH 0359 stipule qu’en cas de maladie, « ...une retenue du quart est toutefois effectuée pendant les quatre premiers jours de l'interruption de service, sur le traitement, les éléments fixes de rémunération assimilés au traitement du point de vue de la répercussion des absences, ainsi que, le cas échéant, sur la prime accordée en application de l'alinéa précédent. Cette retenue n'est pas effectuée  lorsqu'il s'agit d’arrêts de travail d’au moins 8 jours avec sorties non autorisées ».

 

En clair, tout agent du cadre permanent en arrêt de moins de 8 jours, ou de plus de 8 jours avec sorties autorisée se voit prélever d’un quart de sa rémunération par jour les quatre premiers jours d’interruption, soit l’équivalent d'une journée de carence. Pour autant, l’entreprise, qui par excès de zèle avait souhaité instaurer la journée de carence « fonctionnaire » à la SNCF en 2012, avait tenté de cumuler les prélèvements. Ainsi, un cheminot pouvait perdre jusqu’à un jour + ¾ de journée au titre d’une arrêt maladie, soit près de 2 jours de carence.

 

FiRST dénonce la mise en place de la journée de carence à la SNCF. Prenant toutefois acte que ce recul social, comme beaucoup d’autres, est en vigueur, FiRST refuse le CUMUL des prélèvements au titre de la maladie. Les nouvelles mesures ne doivent pas intervenir en complément, mais en substitution de celles existant au RH 0359. Si une journée de carence était désormais appliquée, il serait hors de question que l’Entreprise continue à prélever un quart de la rémunération les trois jours suivants.

 

FiRST refuse la triple peine !

 

Les cheminots ne doivent pas être touchés :

  • Par la mise en place du jour de carence
  • Par le maintien des prélèvements actuellement prévus au RH 0359
  • Par le fait que contrairement à une immense majorité des salariés du privés, les réductions de rémunération des cheminots à Statut ne sont prises en compte ni par une mutuelle, ni par leur Entreprise.

FiRST fera part de ses revendications à la Direction de l’Entreprise. A charge, pour les autres syndicats, d’appuyer sa demande.

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