FiRST appelle les cheminots à manifester le 16 novembre

Publié le par Syndicat FiRST

FiRST appelle les cheminots à manifester le 16 novembre

Parce que… ça suffit !

 

Plusieurs organisations syndicales, hostiles aux ordonnances qui seront examinées par le Parlement à compter du 21 novembre, appellent à manifester le 16.

FiRST  a toujours été opposée aux reculs sociaux imposés par les Lois Travail successives. FiRST se joint donc à cet appel.

Nous invitons tous les cheminots qui peuvent se libérer à grossir les rangs des défilés. Ensemble, nous dénoncerons le renforcement des inégalités au détriment des plus faibles, de même que cette nouvelle Loi Travail que nous avons combattue.

 

Depuis les présidentielles, les mesures et projets globalement défavorables aux salariés se succèdent

Parmi eux :

Le plafonnement des indemnités accordées lors d’un licenciement abusif. Un véritable encouragement adressé aux patrons-voyous désireux de se séparer de leur personnel au mépris des lois !

Une inversion de la hiérarchie des normes qui fait primer l’accord d’entreprise sur les accords de branches dans de nombreux domaines. C’est une véritable porte ouverte à toutes les dérives, sachant que, sur le terrain, les représentants du personnels ne disposent pas la plupart du temps de la formation, des moyens, et de la protection nécessaires à négocier des accords dans de bonnes conditions.

Un bouleversement de la représentation du personnel, qui aboutit la disparition des délégués du personnel, des élus au CE, des représentants au CHSCT au profit de nouvelles structures dont les contours exacts restent à définir. Cette « simplification » risque d’affaiblir encore un peu plus la représentation des salariés alors que le Gouvernement prétend justement s’appuyer sur les « négociations » pour établir les règles du travail…

 

A cela s’ajoutent des provocations de toutes natures

 

Début juillet : Emmanuel Macron s’exprime devant quelques cheminots : «Nous demandons à la SNCF d'aller plus loin sur les réformes, le statut, la mobilité, le régime de retraite». Il va jusqu’à évoquer la suppression des régimes spéciaux de retraite en 2018. Comble de la provocation, il propose que l'Etat reprenne en contrepartie la dette infra attribuée à la SNCF en 2014. Le Chef de l’Etat demande ni plus ni moins que les cheminots sacrifient leur Statut en contrepartie de la reprise d'une dette qui n’ est ni la leur, ni celle de leur entreprise.

 

Début septembre, le Président de la République déclare qu’il ne cédera rien  : « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Qui sont-ils ? Les fainéants sont-ils les 6 millions de chômeurs que compte notre pays, ceux qui vivent dans la précarité parce qu’exclus d’un système de plus en plus libéral et antisocial ? Les cyniques sont-ils ceux qui osent critiquer le bien-fondé des orientations présidentielles ? Les extrêmes ? Le libéralisme et la déréglementation a tout va ne constituent-t-ils pas l’une des formes les plus insidieuses de l’extrémisme ?

 

Début octobre :

En déplacement en Corrèze, Emmanuel Macron s'est agacé de voir les salariés de GM&S, accompagnés de plusieurs élus locaux, l'attendre sur place pour l'interpeller sur la situation de leur entreprise. S’adressant au Président de la région Nouvelle Aquitaine, il déclara : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire ». "La bas", c’est une usine qui offre 18 emplois, à 140 km de chez eux, à quelque 150 employés licenciés ! Cherchez l'erreur !

 

A la SNCF, de profonds bouleversements sont à attendre dès 2018

 

Réforme en profondeur de l’entreprise et remise à plat de ses missions dans le cadre de la loi d’orientation des mobilités.

Jean Cyril Spinetta, ancien PDG d’Air France, a reçu pour mission d’examiner le système ferroviaire en vue d’une réorganisation à venir.

 

Examen des conditions de transferts des cheminots à la concurrence lors de pertes de marchés TER.

Le 6 septembre, deux Sénateurs ont déposé une proposition de loi visant notamment à organiser l’accès des opérateurs privés aux ateliers de maintenance de la SNCF, la gouvernance des gares (risque d’externalisation de Gares et Connexions) et le transfert des cheminots aux opérateurs privés lors de la perte de marchés TER dans le cadre de l’ouverture à la concurrence Voyageurs en décembre 2019.

 

Dès à présent…

 

Les cheminots constatent l’augmentation des pressions, dans le cadre d’une gestion du personnel qui n’a plus rien à envier au privé, la dégradation significative des conditions de travail, la remise en cause progressive des acquis, le recours régulier à la politique du mensonge éhonté : la direction n’hésite plus à remettre en cause des propos ou des engagements tenus quelques jours plus tôt. Ceci rend désormais tout dialogue social responsable impossible.

 

FiRST dit halte aux régressions sociales !

Rétablissons l’équilibre des forces en faveur des salariés !

Faisons entendre nos voix le 16 novembre !

 

Information sur l’examen des Ordonnances par le Parlement dès le 21 novembre

 

Le Gouvernement peut demander au Parlement l’autorisation de prendre lui-même des mesures relevant normalement du domaine de la loi afin de mettre en œuvre son programme (art. 38 de la Constitution). L’autorisation lui est donnée par le vote d’une loi d’habilitation. Ces actes sont appelés des ordonnances. Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres et doivent être signées par le président de la République. Les ordonnances entrent en vigueur dès leur publication. Mais un projet de loi de ratification doit être déposé devant le Parlement. Si ce projet n’est pas déposé avant la date fixée par la loi d’habilitation, les ordonnances deviennent caduques. Une fois ce projet déposé, soit l’ordonnance est approuvée (ratifiée) par le Parlement et acquiert la valeur de loi, soit le Parlement refuse la ratification et l’ordonnance devient caduque, l’état du droit antérieur étant rétabli.

Les ordonnances de la Loi Travail au programme de l’Assemblée Nationale dès le 21 novembre

La ratification des ordonnances réformant le droit du travail sera à l’ordre du jour de l'Assemblée Nationale entre le 21 et le 24 novembre. Le projet de loi « ratifiant diverses ordonnances prises sur le fondement de la loi du 15 septembre d'habilitation » sera ensuite examiné par le Sénat, à une date pas encore connue.

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