Les facilités de circulation de nouveau sur la sellette

Publié le par Syndicat FiRST

 

Les cheminots qui « foutront le bordel » (expression du Président de la République à l’égard de manifestants) auront une raison de plus de renforcer les rangs des cortèges des fonctionnaires demain.

Nos « facilités de circulation », et plus particulièrement celles de nos ayants-droits, risquent une nouvelle fois d’être réexaminées unilatéralement par la Direction de l’Entreprise. Une première alerte avait eu lieu début septembre, juste après la publication de propos scandaleux du Chef de l’Etat. Celui-ci suggérait de reprendre une part de la dette "infrastructures" en contrepartie de la suppression du régime spécial de retraite des agents du Cadre Permanent.

Sur les rails, un train peut en cacher un autre. Sur l’échiquier politique et social, une provocation en cache une autre. Jusqu’à ce que la colère des salariés se fasse entendre. Après divulgation par la presse des intentions de l’Entreprise, celle-ci s’était immédiatement fendue d’un communiqué de presse le 11 septembre : «  SNCF ne prévoit aucune modification des bénéficiaires actuels des facilités de circulation distribués aux cheminots et à leurs ayants droit ». Voilà qui était clair.

Sauf qu’à ce jour, une lettre de la direction des ressources humaines, datée du 28 septembre, confirme l'info révélée il y a un mois. Le DRH demande de réfléchir à « l’opportunité d’étendre les facilités de circulation plus adaptées aux nouvelles situations familiales et sociétales en ouvrant les droits aux beaux enfants… ». Et précise qu’ « en contrepartie, nous proposions de (...) réexaminer les facilités accordées aux ascendants ».

Au final, la direction proposerait de supprimer les facilités de circulations aux parents, grands-parents et beaux-parents au profit des beaux-enfants. Encore un acquis qui risque de disparaître… Cette situation pose deux problèmes : celui relatif au fond, à savoir la propension de l’Entreprise à rogner peu à peu les acquis, et cela dans une relative impunité. Quant à la forme, c’est tout aussi grave : la mesure où la direction se permet désormais de mentir aux cheminots et à la presse de manière éhontée.

Comme écrit à de nombreuses reprises par FiRST, ces régressions sociales, au sein de l’Entreprise comme ailleurs, ont été rendues possibles par la fragilisation de l’équilibre des forces. En cause, le développement du syndicalisme d’accompagnement, de l’égoïsme et de l’indifférence.

Il est temps de se réveiller !

Seuls des salariés UNIS autour de syndicats déterminés et UNIS seront en mesure d’enrayer les reculs sociaux. FiRST accompagnera toute dynamique allant dans ce sens.

Stop aux divisions, le temps est à l’action !

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