Loi travail : qui dit quoi ?

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Simplifier le code du travail, redynamiser l’emploi, favoriser le dialogue social… FiRST a récemment décrypté ce que cachent toutes ces « bonnes intentions » du Gouvernement.

La précédente réforme du droit du travail (loi dite El Khomri) a été promulguée il y a tout juste un an, malgré la forte opposition de plusieurs syndicats. Depuis, aucun retour d’expérience n'a été effectué. Ceci n'a pas empêché le Gouvernement actuel de lancer notamment dans une nouvelle étape dans l’inversion de la hiérarchie des normes (transfert à l’échelle des entreprises de négociations aujourd’hui réalisées au niveau des branches), point d'orgue de la nouvelle réforme. Pourquoi s'en priverait-il ? Le programme d'Emmanuel Macron était on ne peut plus clair sur le sujet !

Des positions prudentes ou réservées...

 

Alors que la précédente réforme avait fait l’objet d’un positionnement très tranché entre confédérations syndicales, leurs expressions sont désormais plus mitigées.

Parmi les syndicats demeurent toujours ceux qui accompagnent systématiquement et ceux qui, à l’inverse, s’opposent systématiquement. Idem chez les partis politiques.

Mais cette fois, une nouvelle frange apparaît, celle des indécis ou des prudents. C’est justement cette frange qui donnera le ton de la rentrée sociale, et qui la fera basculer dans le chaud ou dans le froid. Sûr que les opérations de déminage qui se sont succédées tout l'été, ont, pour l'instant, porté leurs fruits. Du moins au niveau des organismes nationaux. Sur le terrain, le son de cloche est parfois quelque peu différent... et moins conciliant !

Côté patronat, l’on notera la position sans surprise du Medef  mais aussi le silence aussi assourdissant que surprenant de la CGPME. Quant aux partis politiques, hormis « La France Insoumise » qui a d’ores et déjà programmé sa propre manifestation le 23 septembre à Paris, les positionnements tranchés se font attendre. C'est plutôt l'embarras qui prédomine.

Certes, il est difficile, prudent, et raisonnable de ne pas trop s’avancer sur un texte dont seules quelques bribes sont connues… même si ses principes fondateurs, le contexte, les conditions de la promulgation de la nouvelle loi peuvent être sujets à discussion.

De part et d’autres, de nombreux partenaires sociaux attendent la publication, jeudi, de la version finale du projet avant de se prononcer. Si les dispositions arrêtées justifient une riposte, il faudra alors en examiner le moment venu les conditions, sachant que l’union syndicale ne sera pas au rendez-vous.

Une « unicité » d’ailleurs battue en brèche par une autres loi, promulguée en 2007, elle aussi censée promouvoir le dialogue social, et qui a finalement fragilisé comme jamais le front syndical.  L'enfer est pavé de "bonnes" intentions et diables nombreux dans tous les gouvernements !

 

Les positions des différentes confédérations syndicales

 

  • CFDT : Dans l’attente : rassurée sur certains points, vigilante sur d’autres (24 août)
  • FO : Dans l’attente : «S’il faut mobiliser, on mobilisera. Mais jusqu’à la fin, on va discuter » (Mailly, SG de FO le 22 août)
  • CFTC : Optimiste sur les domaines de négociation qui demeureront réservées à la branche (23 août)
  • CFE-CGC : Opposée et appelle à un « mouvement unitaire de réaction au projet gouvernemental » (Hommeril, Président CFE-CGC le 28 août)
  • CGT : « la loi travail va cristalliser la précarité » (Martinez, SG CGT le 28 août). Appelle (seule pour le moment) à manifester le 12 septembre
  • Les analyses de FiRST figurent dans le post précédent

Les positions des principales organisations patronales

  • Medef : Pierre Gattaz (Président du Medef) appelle le Gouvernement « à ne rien lâcher » sur son projet de loi travail
  • CGPME : inaudible… !

 

Une grève à la SNCF le 12 septembre…

 

Un préavis de grève a été déposé le 14 aout 2017 par la CGT. Il porte sur un catalogue de revendications internes. Son objectif réel est de permettre aux cheminots opposés à la nouvelle loi de cesser le travail le 12 septembre.

Le préavis couvre l’ensemble couvre la période du 11 septembre à 19h00 au 13 septembre à 18h00.

FiRST se positionnera le moment venu sur l’opportunité d’appeler les cheminots à soutenir cette action.

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